Côtes échouées
Brassée par les vents
Le Gwalarn du nord-ouest
Envoie les laminaires valser
Les arbres, à nouveau chevelus,
Ceux en deux brisés
Décomposent un naufrage
La mer mord les digues,
Verte de rage, assassine
Sale les marais,
Ensable les chemins.
Puis, fatiguée, entendue,
Elle se retire.
La couleur reste mais les oiseaux reviennent
La faune décoiffée reprend son empire
Titubante mais habituée
À tout perdre, elle reconstruit sans cesse
C’est ici le pays qui se dépayse
Celui qui ne se ressemble jamais
Qui en un souffle se refait